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Communiqué de presse

30/01/2019

Selon le membre du Directoire de Volkswagen en charge des Ressources Humaines : seule une Europe unie peut faire face au changement structurel et préserver l’entente sociale

- Gunnar Kilian s’engage à faire des efforts intensifs pour le passage vers l’électro-mobilité : « Nous nous efforçons d’être pionniers dans l’électro-mobilité et nous investissons pour cela environ 30 milliards d’euros »
- Le membre du Directoire en charge des Ressources Humaines demande aux décideurs politiques de faire preuve de discernement et de garder le sens des proportions concernant la transformation : « Si nous perdons de vue le facteur social, nous compromettons la réussite de l’électro-mobilité »
- Gunnar Kilian annonce que Volkswagen formule un appel clair à voter aux élections européennes – pour la démocratie, contre l’euroscepticisme et l’indifférence vis-à-vis de l’Europe

À l’occasion de la réception de la nouvelle année du Groupe à Bruxelles, le membre du Directoire de Volkswagen en charge des Ressources Humaines, Gunnar Kilian, a affirmé clairement l’engagement du Groupe pour l’Europe et a annoncé que Volkswagen formulerait un appel clair à voter aux élections européennes en mai. Dans le même temps, Kilian a souligné que le passage à l’électro-mobilité et la digitalisation étaient une tâche conjointe pour l’industrie et les décideurs politiques. Gunnar Kilian a indiqué que Volkswagen effectuait des investissements importants dans l’électro-mobilité et a précisé que la transformation ne serait réussie que s’il existe également des progrès dans d’autres domaines, comme la création de réseaux d’énergie et l’infrastructure de charge, les systèmes de paiement européens et le cadre pour la production de piles de batteries. « Là encore, la transition à l’électro-mobilité pose un énorme défi en termes de politique d’emploi », a-t-il déclaré. C’est pour cette raison que la prudence était importante lors de l’application des règlements. « Si nous perdons de vue le facteur social, nous compromettons la réussite de l’électro-mobilité. »

Dans son discours devant quelque 300 convives, Kilian a souligné que « l’Union européenne est une garantie de paix, de liberté, de prospérité et de libre-échange. L’Europe unie est notre avenir. » Entre les grandes puissances que sont les Etats-Unis et la Chine, l’Europe doit trouver un programme clair pour l’avenir – tout en maintenant de bonnes relations avec ces deux puissances mondiales. L’Union européenne doit mettre fin aux mouvements séparatistes. « Nous devons rendre à l’Union Européenne son attractivité pour les Etats membres et surtout pour les personnes qui vivent et travaillent ici. Ils doivent faire l’expérience d’une Europe enrichissante, progressive et joyeuse pour eux-mêmes et dans leur vie quotidienne. » Volkswagen adoptera une position claire pendant la période précédant les élections européennes. « Pour l’unité européenne, pour nos valeurs communes, pour une coexistence pacifique, nous formulerons un appel clair à voter parce que notre démocratie a besoin de chaque vote. »

Concernant la situation économique du continent, Kilian a déclaré que l’industrie automobile a grandement contribué à la croissance et à la prospérité en Europe. « L’industrie automobile fournit du travail et offre des revenus et une mobilité sociale supérieurs à la plupart des autres industries. » Il a cité le Groupe Volkswagen en exemple. « Volkswagen est une société pleinement européenne : douze marques issues de sept pays européens, 71 sites de production en Europe uniquement et près de 75 % de nos plus de 642 000 employés travaillent au sein de l’Union Européenne. »

Mais l’industrie se trouve face à une transformation en profondeur due à l’électro-mobilité et à la digitalisation. Volkswagen contribuera à protéger le climat avec la « Roadmap E », son programme pour l’électrification des véhicules du Groupe. « Nous voulons que l’Europe demeure un espace industriel. C’est pour cette raison que nous investissons près de 30 milliards d’euros dans la recherche, le développement et la production de véhicules électriques dans les cinq prochaines années. C’est pour cette raison que nous faisons des efforts pour ne pas simplement éliminer des emplois mais plutôt supprimer des emplois selon  la courbe démographique. C’est pour cette raison que nous investissons massivement dans la formation et la qualification de nos employés. C’est pour cette raison que nous convertissons successivement nos usines. C’est pour cette raison que nous produirons à l’avenir nos nouveaux modèles tout électriques en Allemagne et sur nos sites européens. »

La transformation est cependant une entreprise colossale et le soutien politique, par exemple dans le développement de l’infrastructure de charge, est encore trop hésitant. « La mise en œuvre réussie de l’électro-mobilité nécessite une action collective et coordonnée du secteur privée – qui comprend aussi d’ailleurs les compagnies d’électricité – c’est-à-dire les villes en Europe, les gouvernements nationaux et la politique européenne. La création de réseaux d’énergie, le développement et la standardisation de l’infrastructure de charge existante, les incitations fiscales et le traitement privilégié pour les clients de mobilité électrique sont des facteurs essentiels qui pourraient contribuer considérablement au succès de la mobilité électrique. »

« Je vous garantis que nous sommes engagés. D’ici 2025, nous prévoyons de réaliser au moins 25 % de nos ventes mondiales avec des véhicules électrique. Nous convertissons nos usines », a déclaré Gunnar Kilian. Avec une initiative de qualification sans précédent, Zwickau est actuellement en train de devenir le plus grand site de formation pour l’électro-mobilité. Et il ne s’agit que de la première usine, d’autres suivront.

Gunnar Kilian a souligné que l’industrie automobile européenne s’est avérée être un employeur modèle au cours des dernières décennies. Mais le passage aux moteurs électriques pose un défi colossal en termes de politique d’emploi que l’industrie ne peut relever seule. « J’aimerais par conséquent vous demander ici à Bruxelles en particulier d’appliquer les règlements avec prudence. »

Selon lui, l’Europe fait face à des défis qui doivent être appuyés et mis en pratique politiquement, économiquement et socialement. Kilian a interpellé ses auditeurs : « Si nous perdons de vue le facteur social, nous compromettons le succès de la mobilité électrique. Plus nous devrons lancer rapidement l’électro-mobilité, plus il sera difficile de modifier les politiques d’emploi de manière responsable. Disposer d’un délai approprié est un facteur décisif dans cette optique. »

La réception de nouvelle année est la « carte de visite » annuelle du Groupe pour la communauté politique à Bruxelles. Les convives issus du monde politique, de l’administration et de l’industrie comptent des diplomates, des fonctionnaires et des membres du Parlement.